FEMS
FEDERATION EUROPEENNE DES MEDECINS SALARIES
EUROPEAN FEDERATION OF SALARIED DOCTORS
   
 
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Croatia   

 

HRVATSKI LIJEČNIČKI SINDIKAT - CROATIAN MEDICAL UNION

Zagreb, Šubićeva 9, Croatie

E-mail: hls-go@zg.htnet.hr

 Le Syndicat médical Croate (HLS) est déjà 13 ans parmi les nombreux membres de la FEMS, toutefois HLS est le seul syndicat médicale provenant de l'état qui n'est pas membre de l'Union européenne. HLS a été accepté à la FEMS en Mai 1996 pendant l'Assemblée de la FEMS à Bled en Slovénie. Tout d'abord en qualité d'observateur et ensuit pendant l'AG de la FEMS à Dubrovnik le 27. Septembre 1999 HLS a été accepté comme membre à part entière. Depuis lors, HLS avec grand intérêt a suivi et a participer activement aux travaux de la FEMS.

HLS d’après l’article des Statuts est une union des médecins salariés volontaire, indépendant, qui prévoit, défend et promouvait les droits et les intérêts des médecins salariés croates. Le Syndicat médical Croate a été fondé le 28/09/1990. Alors l’Assemblée des délégués HLS a adopté les Statuts et a élue le Comité exécutif de 15 membres. Actuellement (31/12/2008) dans le HLS sont inscrits 5150 membres, organisée dans 120 filiales dans l'ensemble du territoire de la Croatie. HLS est le seul représentant syndical des médecins employés dans les établissements de santé en Croatie. A côté de nous, le secteur de santé publique dispose encore de l'Union des infirmières et des employés des services sanitaires et sociaux. (Voire le Rapport DEXIA pour les dettes en santé de la Croatie).

 La République de la Croatie come état indépendant a été proclamé par le Parlement le 25/06/1991 après le referendum du 19/05/1991 pour la séparation de la Yougoslavie quand 93,95% de la population a voté an faveur. La possibilité de referendum a été prévue par la Constitution de la Yougoslavie de 1974. En automne 1991 ensuite de cette décision la Croatie a été attaqué et envahie par l’Armée de la Yougoslavie et nombreuses groupes armées et organisées provenant de la Serbie. La Croatie à beaucoup souffert pendant cinq longues années de la guerre pour l’indépendance. Le pays et surtout beaucoup des importante villes ont été détruites matériellement, économiquement et culturellement, beaucoup plus que pendant la II. Guerre mondiale. La majorité des médecins croates ont participé depuis le début et jusqu’au à la fin de la guerre en donnant un efficace support sanitaire aux combattantes pour la création d'un État croate indépendant.

 Pendant ce période HLS a établi un partenariat satisfaisant avec le Ministère de la Santé et le Gouvernement.   Les médecins, les juges et autres professionnels publique avec des titres universitaires pendant les années de la guerre partaient du même salaire de base d’une valeur d’environ 75-100 Euro par mois. En Décembre 1996 quand la guerre pour la libération du pays a été terminée HLS a signé la première Convention pour les médecins et les travailleurs dans la santé publique après des longues discussions préparatoires. En 1998 le Parlement croate a imprévu et sélectivement voté une loi pour l’augmentation des traitements mensuels de base jusqu’au 192% (!) seulement pour les juges et les employeurs d’état. Avec cette décision le salaire de base pour les médecins s’est trouvé en nette disproportion en rapport 1 : 2,3 au désavantage pour les médecins. Ainsi seulement les médecins qui ont été engagés pour les gardes (en moyenne 8 tours de garde par mois de 8 + 16 heures) ils arrivaient à gagner et atteindre le salaire de base d’un juge ou employer d’état ! Le HLS à estimé que les salaires de ces deux catégories sont tellement différents, au désavantage des médecins qu’il s’agit d’une vrai discrimination envers la profession médicale sans tenir compte à la longue formation universitaire, des conditions difficiles de travail en urgence et surtout de la grande responsabilité envers les patients.    

  De l’année 1998 jusqu'à aujourd'hui HLS a conduit avec le ministère de la Santé et le Gouvernement une série de négociations, pour améliorer les conditions de travail et surtout le salaire, mais avec de faible réussite. En 2003 le Syndicat médical, la Chambre et l’Ordre des médecins croate ont lancé une grève à longue durée sans grand succès. Le pouvoir exécutif avait brutalement interrompu la grève et en plus totalement interdit les grevées suivantes par la décision du tribunal compétent. Avec l'aide des médias ils ont lancée une anti propagande contre le HLS et les médecins et ils ont imposée aux tous les médecins le travail obligatoire ! La leurs proposition de novelle Convention de base pour tous employeurs dans le secteur publique n’était pas acceptable pour HLS. Le Gouvernement a défendu a HLS de réagir par des manifestations, de plus il a proposé au Parlement de voté une loi pour interdire définitivement la grève aux médecins. Cette proposition a été retirée après nos réactions et interventions écrites auprès la Fems, les organisations syndicales européennes (BIT-OIL) et le Parlement EU.

(Voire : F 03/12 Fr-En ; F 05-024 FR-EN ; F 05-025 FR-EN ; F 05-051 FIN FR-EN MOTION ; F 06-052 FR)

 En 2004 après les élections parlementaires il a été élu le nouveau gouvernement de la Croatie. HLS a repris les négociations. Malgré que les salaires des médecins aient été très bas le gouvernement a proposé des salaires inacceptables. L’exécutif HLS a rejeté l'accord et n’a pas signer cette proposition de Convention collective. HLS alors a annoncé une nouvelle grève, mais le ministre de la santé en accorde avec les autorités judiciaires a pour une fois de plus interdit la grève dans son début. En 2006 après nouveaux négociations HLS a signé une Convention collective de base qui avait prévu l’augmentation des salaires de 6% pendant trois ans consécutifs (jusqu’au la fin de 2009) pour les médecins et tous les employeurs dans le secteur public.

 Malheureusement cette année à cause de la récession, le Gouvernement par une décision urgent (malgré la Convention signé encore valable !) a diminué les salaires à 6% depuis le 1. Juin 2009 aux tous employés de l’état et des services publics (inclues les médecins), ce qui a causé un tas d'activités et protestations syndicales. Enfin après des longues et épuisantes négociations un Accord pour la diminution temporaire des salaires a cause de la récession a été accepte. De cette manière il a été résolu le litige social et la grève a été annulée.

 Pendant les réunions de la Fems le Syndicat médical croate est arrivé à des connaissances syndicales utiles en particuliers sur les statuts des médecins dans différents pays de l'UE. HLS est conscient que ces droits spéciaux qu’ont acquis les médecins en UE ne peuvent pas être copiés ou transférés au lendemain pour les médecins en Croatie. Nous sommes obligées de lutter pour améliorer nos traitements et les conditions du travail. HLS n’exigent pas des revenues pour ses médecins pareils aux revenues des médecins dans les pays de l’UE. Toutefois HLS estime que le pouvoir exécutif pour valoriser les traitements de base pour les médecins en rapport aux autres travailleurs dans le secteur publique doit tenir compte : de longue formation universitaire, longue engagement pour la spécialisation, des conditions difficiles de travail en urgence, pendant la nuit, les jours des fêtes et surtout de la grande responsabilité vers les patients devrait être au sommet des salaires dans le secteur public. 

La Santé publique en Croatie fonctionne en permanence à la limite du collapsus financier, évité jusqu`ici grâce à l`assiduité au travail des médecins dans le respect des normes éthiques. Les dernières 10 années, après d’innombrables négociations avec le Ministère de santé et après un tas de grèves, le Syndicat médical Croate   s’est rendu compte des possibilités très limitées d’agir envers le pouvoir exécutif autoritaire. Une chose est claire : pour le pouvoir politique les médecins ne sont pas importants comme les juges ou les officiers publics. Jusqu`à présent aucune gouvernement n`a pas expliqué aux médecins, pourquoi seulement ceux qui participent dans l`activité politique du pays puissent bénéficier du traitement économique décent, des retraites hautes et des bénéfices de toute sorte, sans égard à la responsabilité, aux conditions de travail et, enfin, au résultat du travail.

 Sur la scène dans la République de Croatie existe un attelage de la politique et autorités judiciaires, portant préjudice à la profession des médecins, qui est impuissante de lutter pour une position meilleur qui leur appartient. Le citoyen moyen, manipulé par les politiciens et la campagne des média ne soutient toujours les demandes des médecins en considérant que le médecin, à cause du Serment d’Hippocrate, est obligé travailler sous n’importe quelles conditions, déterminées par l’appareil de l’Etat. L’autre opinion, que les médias et les politiciens placent aux citoyens est celle : si on obéit aux exigences de l’augmentation des salaires aux médecins il n’y aura pas assez d’argent pour les médicaments, la nourriture pour les malades, équipement pour les hôpitaux, etc.

 Les dernières 10 années on voit une évidente dégradation professionnelle et matérielle de la profession des médecins en comparaison avec les autres professions. On se demande asque le pouvoir d`état avec cette discrimination continue envers la catégorie médicale ne pousse–t-il pas les médecins à commettre des choses déviantes, comme, par exemple les actes de corruption ou bien les décisions à quitter la Croatie pour chercher le travail ailleurs plus convenable? À l`épreuve de cette hypothèse parlent les données sur la situation à la bourse du travail : avant 2003 il y avait 1.300 médecins de plus à la bourse du travail, tandis que à partir de 2006 il n`y avait pas de médecins suffisants pour couvrir toutes les postes de travail vacantes. Cela signifie que beaucoup d`eux ont quitté la Croatie. La Chambre médicale croate estime qu’actuellement manque 1200 médecins pour répondre aux exigences actuelles de la santé et 4000 médecins pour être conformes aux directives EU. Le manque de médecins spécialement dans les petites localités et sur les iles, est chaque année plus grave. Malheureusement, le Gouvernement ne prend pas de mesures proactives pour amoindrir le problème. Le HLS propose l’introduction des

bénéfices spéciaux pendant la scolarisation, comme par exemple : les bourses, le logement dans les cites universitaires, les possibilités de la spécialisation à bon temps, etc.

 HLS espère que le Gouvernement accordera au plus vite toutes les lois et les directives en ce qui concerne la profession du médecin et la santé publique avec les directives positives adopté par le Parlement EU. La Croatie espère bientôt l'admission à l'UE. Normalement il faut s'attendre que la situation de la santé s’améliore, mais il est possible que se passe exactement le contraire, car elle devrait faciliter l'émigration dans les pays de l'UE des médecins et de personnel auxiliaire de santé. Alors les malades se trouveront dans une situation plus grave.

 Vers la fin de cette année le Gouvernement a prévu des nouvelles négociations concernant le prolongement du Contrat collectif pour les employés dans la santé. Ce sera une bonne occasion pour que le HLS et autres associations médicales croates réactivent la discussion concernant le «Contrat collectif professionnel» seulement pour les médecins, qui a été écrit il y a longtemps mais jamais signé. En le signant, beaucoup de dilemmes existants se résoudraient, et la situation des médecins se stabiliserait pour une longue période de temps.

 Zagreb, juin 2009.                                                                          

                                                                         Dr. Ivan Pasini – Représentant du HLS à FEMS

                                                              Mr.sc. Dr. Ivica Babić – Président du HLS